Nº 10 / Desembre 2.012 – Els diaris han dit …

 

Els diaris han dit…

«La Provence» 13/11/2012

Une plaque pour les Volontaires catalans

Patrick Mennucci, maire PS des 1er et 7e arrondissements, Jo­sé Allegrini, adjoint au maire UMP représentant Jean-Claude Gaudin, accompagnés de Josette Sportiello, conseillère générale PS du canton, et Sabine Bernasconi, conseillère régionale UMP, ont inauguré une plaque commémorative en hommage aux volontaires catalans morts pendant les deux guerres mondiales. La plaque est apposée sur l’un des monuments les plus emblémati­ques de Marseille, celui des Mobiles situé en haut de la Canebière. Maryse Olivé, déléguée au gouvernement de la Catalogne en France, expliquait dans son discours qu’il “y a une nécessité de rafraîchir notre mémoire pour être conscient que ces atrocités ont existé et que des hommes sont morts”.

José Allegrini décrivait l’histoire entre la Provence et la Catalogne “comme une histoire partagée remontant au Moyen Âge. Notre affinité est donc multiséculaire. Et puis, les Catalans ont toujours été des combattants de la liberté, ils étaient naturellement prédisposés à rejoindre les rangs de l’armée pour défendre la liberté de la France”.

Patrick Mennucci, venu également déposer une gerbe au nom de Michel Vauzelle, précisait “c’est une bonne chose que le 11 novembre prenne en compte des aspects moins connus du conflit. D’ailleurs, cet hommage pourrait tout aussi bien s’appliquer à d’autres communautés. Ce serait une bonne manière de rappeler que le conflit était mondialisé”. Francesc Panyella, président du cercle Cata­là, saluait la mémoire des combattants qui “avec leur courage, leur sang, leur sueur et leurs larmes, ont su écrire un grand mot qui n’a pas de prix: la liberté”.

V.G.

Moment de descobrir la placa commemorativa. De dreta a esquerra: El senyor José F. Allegrini, regidor de l'Ajuntament de Marsella responsable dels Antics Combatents i Víctimes de la Guerra, la senyora Maryse Olivé, Delegada del Govern de la Generalitat de Catalunya a França, el senyor Patrick Mennucci, Vice-President del Consell Regional i Alcalde del Primer Sector de la ciutat i en Francesc Panyella, President del Cercle Català de Marsella.

Moment de descobrir la placa commemorativa.
De dreta a esquerra: El senyor José F. Allegrini, regidor de l’Ajuntament de Marsella responsable dels Antics Combatents i Víctimes de la Guerra, la senyora Maryse Olivé, Delegada del Govern de la Generalitat de Catalunya a França, el senyor Patrick Mennucci, Vice-President del Consell Regional i Alcalde del Primer Sector de la ciutat i en Francesc Panyella, President del Cercle Català de Marsella.

«La Marseillaise» 12/11/2012

Hommage aux combattants catalans

Longtemps ignorés les volontaires catalans de la Première Guerre mondiale et les combattants républicains catalans de la Seconde Guerre mondiale ont désormais leur stèle au monument des Mobiles (1er).

Elle a été dévoilée, hier, par Francesc Panyella, president du Cercle català de Marsella, Maryse Olivé, déléguée du gouvernement de la Catalogne en France, et José Allegrini, représentant le maire de Marseille. Étaient aussi presents Patrick Mennucci, maire PS des 1/7, Rafael Valle, consul d’Espagne à Marseille, et Henri Farreny, více-président de l’Amicale des anciens guerilleros espagnols en France (AAGEF-FFI), dont le père a combattu sous l’occupation à Mar­seille. Au milieu des drapeaux de la Résistance, on notait les couleurs rouge, jaune et mauve du drapeau de la République d’Espagne.

Francesc Panyella souligne l’engagement de Catalans dans le conflit de 1914-1918 aux côtés de la France par conviction anti-monarchique. Ils resteront après la guerre dans la cité phocéenne et fonderont le Cercle Català. Les Catalans continueront leur combat antifasciste commencé en Espagne, le 18 juillet 1936, en France avec de nombreux Espagnols républicains. Le responsable associatif citera les noms de Luis Companys, président du gouvernement de la Catalogne, arrêté par la Gestapo, livré à Franco et fusillé à Barcelone le 15/10/1940. Conrad Miret, mort sous la torture, fut avec Manouchian l’un des créateurs de la Main-d’oeuvre immigrée (MOI) dans la Résistance ou encore Carme Bontell, arrêtée à Marseille puis déportée à Ravensbrück. Parmi les résistants, il y avait Antoine Vilatarsana, president du cercle catalan, qui combattit dans le maquis cévenol, commandé par Cristino Garcia, fusillé par Franco en 1946.

José Allegrini évoque une histoire douloureuse que celle de la république espagnole et du sacrifice des Catalans venus combattre le nazisme sur le sol français. Un engagement qu’ils paieront cher. Ils seront 12.000 républicains espagnols à être déportés à Mauthausen et dans d’autres camps, environ 7.000 en sont morts. Et «la Division Leclerc avec la Nueve, ces combattants républicains espa­gnols mirent la clé dans la serrure pour libérer Paris».

Un discours que ne renierait pas la Pasionaria. Francesc Pa­nyella finira son allocution en reliant le poème Liberté de Paul Eluard à ceux qui l’ont écrit avec courage.

PIEDAD BELMONTE

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